Danse contemporaine

Furies

- Marie-Julie Asselin et la troupe de danse Mystik

Trois représentations en août 2020

Dates à venir

La distanciation physique comporte plusieurs aspects : éviter les contacts physiques, rester à au moins deux mètres des autres, rester chez soi autant que possible, confinement et quarantaine. Toutes ces nouvelles mesures changent notre quotidien et peuvent provoquer différentes émotions, positives comme négatives. Il y a le changement de rythme de de vie, désormais plus lent où on passe plus de temps à la maison, ou encore la solitude qui peut générer du stress, de la peur, de l’anxiété ou de l’isolement. Cependant, il est également possible d’y trouver du réconfort et c’est précisément ce que ce projet vise.

 

Quelque chose de particulier s’opère lorsque nous regardons quelqu’un danser. Plusieurs études démontrent qu’on retrouve, chez le spectateur qui regarde une danse, l’activation des mêmes mécanismes neurocognitifs que ceux de l’interprète en pleine action. Chez le public, on parle ici d’empathie kinesthésique : cela signifie qu’il est en mesure de ressentir de l’empathie pour l’artiste, pour le thème et pour l’œuvre. En danse, la participation du spectateur, même si celui-ci est en position de contemplation, n’est pas passive mais bien active. La danse le place dans un état d’observation où il est appelé à ressentir et à essayer de comprendre ce qu’il ressent tout au long de cette même observation. L’empathie kinesthésique peut aller aussi loin que de le faire bouger sur sa chaise, en harmonie avec les interprètes et l’œuvre en mouvement.

 

Cet aspect empathique de la danse est particulièrement approprié en ce contexte de pandémie mondiale et c’est pourquoi la danse est particulièrement appropriée pour traiter du thème de la distanciation physique, qui réglemente désormais nos façons d’interagir et que nous expérimentons pour la toute première fois de notre histoire.

 

Pour illustrer de manière tangible ce qu’est la distance physique recommandée de deux mètres, les interprètes porteront une structure ajourée de type crinoline dont le diamètre est de deux mètres. Véritable exosquelette, ce bouclier externe qui protège les corps les uns des autres de par sa structure, ajoutera également une difficulté au niveau du mouvement, rendant les interprètes inconfortables avec cette contrainte physique, tout comme nous le sommes tous avec la distanciation physique. De plus, les costumes créeront un effet cathartique sur le spectateur, lui procurant une impression de libération du carcan covidien dans lequel il est présentement pris.​

Le projet Furies prend assise sur 4 axes :

  1. Co-création d’une œuvre inspirée par la crise et ayant pour thème la distanciation physique.

  2. Soutenir la création improbable en cette période de crise culturelle et développer un projet artistique novateur.

  3. Provoquer la rencontre d’une chorégraphe professionnelle avec des jeunes interprètes amateures (médiation culturelle).

  4. Faire découvrir la danse contemporaine à la population locale, un art faisant partie d’une niche très particulière.

Partenaire

Ce projet est rendu possible grâce au Fonds Culture et Patrimoine de la MRC de D'Autray.

Photo © Maelle Asselin-Duguay

Furies est né d'un besoin urgent et viscéral de créer en cette période improbable de création. 

Il s'agit d'un projet artistique de danse contemporaine et de médiation culturelle à l’image du 21e siècle : créé en pleine pandémie, capable de s’adapter à une situation en constante évolution, qui utilise les contraintes à son avantage et qui est ancré dans la réalité des citoyennes et des citoyens.

 

Ce projet de co-création en danse contemporaine est présentement en cours de production et est le résultat de la rencontre entre la chorégraphe cuthtbertoise Marie-Julie Asselin et la troupe de jeunes interprètes Mystik de l’école de danse Espace Danse E.G. de Berthierville.

Équipe

Chorégraphe, directrice artistique et médiatrice culturelle : Marie-Julie Asselin

Interprètes et co-créatrices :

Alice Bond

Amélie Dauphin

Jade Dion

Gabrielle Doucet

Chloé Drainville

Megan Dupré

Maude-Émilie Hébert

Maude Laferrière

Gabrielle Ouellette

Costumes : Créations Fillion

Musique originale © et prestation : Morgane Asselin-Duguay

Directrice et enseignante de l'école Espace Danse E.G., répétitrice : Élisabeth Gagnon

Idéation : Maryse St-Amand

Production et diffusion : Corporation du patrimoine de Berthier

Photos © : Maelle Asselin-Duguay

Marie-Julie Asselin

Marie-Julie Asselin œuvre dans le milieu de la danse et des arts depuis plus de 25 ans. D’abord chorégraphe et directrice artistique, ensuite gestionnaire culturelle, elle est actuellement doctorante en psychologie.

 

À titre de chorégraphe, les émotions vives, les relations humaines et l’architecture du corps auront inspiré ses créations. Elle a fondé la Compagnie de la Tourmente, co-fondé la compagnie Danse Carpe Diem, et a aussi œuvré à titre de chorégraphe indépendante. Ses œuvres ont été présentées partout au Québec et au Canada.

 

L’ensemble de son parcours est façonné par un important intérêt pour l’humain, dans toute sa complexité, sa psyché et son corps, et la relation entre l’individu et son environnement est au cœur de ses actions.

Furies

Juin 2020

Photos © Maelle Asselin-Duguay

La chapelle des Cuthbert est la propriété du gouvernement du Québec et sous la responsabilité immobilière de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).

Elle reçoit le soutien financier du ministère de la Culture et des Communications et est animée par la Corporation du patrimoine de Berthier.

© 2020

461, rue de Bienville

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Tel: 450-836-4171